Notre arrière-arrière-grand-père. Arrêté pour complicité le jour du drame, innocenté par non-lieu le 18 juin 1891, absent des lieux et « sans intérêt à la servitude ». Seul propriétaire des cinq frères, analphabète, marié à Giuseppa Grammatico, quatre enfants en 1891.
Le cadet condamné. Traverse la vigne au galop le 22 avril, blessé de 45 plombs dans l’échange de tirs. 17 ans et 6 mois de réclusion. Mort de tuberculose à la colonie pénitentiaire de l’île de Pianosa le 15 août 1900, à 35 ans.
Le fugitif. Accusé du coup mortel, condamné à perpétuité par contumace, jamais repris. En 1915 son mandat est restitué « non exécuté » ; en 1929 la police le dit tranquillement « habitant Fulgatore ».
Le plus jeune, ancien bersagliere. Réprimandé par Curatolo la veille du drame (« je vous ferai voir qui est Leonardo Napoli »). Porte secours à Mario blessé. Non-lieu le 18 juin 1891. Mort en Tunisie en 1927.
L’aîné des cinq frères, simplement mentionné au dossier ; piste de recherche ouverte.
Campiere et régisseur de confiance des vignes Aula, armé d’un fusil à deux canons. Tué d’une balle du dos au cœur. Tombé en disant « mi ammazzarono ».
Sa veuve, 42 ans, quatre enfants mineurs. Sa plainte (querela) du 23 avril 1891 raconte le mobile et le drame. Obtient 1 000 lires de provision au procès.
Les propriétaires du fonds, bourgeois de Trapani, père (57 ans) et fils (32 ans). C’est Giovanni qui dénonce Vito comme complice.
Juge d’instruction de Trapani. Mène l’enquête : trente témoins, autopsie, reconstitution au fusil sur les lieux.
Ingénieur, chef du jury aux assises d’avril 1892. Lit la déclaration qui rejette la préméditation pour Mario.
Avocat au procès. Luca Cuccia portera le pourvoi de Mario devant la Cassation à Rome.