P132 · Témoignage Sammartano Leonardo fu Vincenzo, dispute du 21/04 · page 2/2
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témoignage · importance moyenne

⟨nous étions⟩ désormais déjà passés ; si l’on y était passé une autre fois, il [y] aurait remédié. Leonardo garda toujours une façon de parler humble. Quant aux faits du 22, tandis que moi, sur un chariot, je suivais la [route] Bonovara, je vis venir Mario Napoli à cheval et suivre le sentier qui se trouve au milieu du fief Aula, sentier que l’on appelle vulgairement fiumara (lit de torrent). Au même moment, je vis s’approcher de lui Curatolo, [braquant?] contre lui le fusil. À ce geste, Mario descendit de la jument et ils se tirèrent dessus mutuellement. Comme la bête qui tirait le chariot, aux coups de feu, pressa le pas, je ne vis rien d’autre. Continuant à marcher avec le chariot, je vis passer à peu de distance Mario blessé au visage, puis le rencontrer son frère Leonardo et Vincenzo Rizzo. Arrivés au lieu du travail, j’allai voir, à l’endroit proche des faits, le cadavre de Curatolo, lequel gisait dans le terrain tenu en fermage (gabella) par Grammatico, entre les vignes d’Aula. Vito Napoli accourut après les faits avec Giuseppe Lombardo et, ayant rencontré Mario blessé, le prit sous le bras et s’en alla vers le Folgorato [Fulgatore]. Je n’avais pas vu Lorenzo Napoli prendre part aux faits ; mais les ouvriers d’Aula dirent que lui aussi avait tiré contre Curatolo. Je n’ai même pas entendu indiquer lequel des deux frères a été le véritable meurtrier de Curatolo, l’un ou l’autre. —

Lecture faite et confirmée ; il déclare être analphabète et l’office signe pour lui [Lanza?] [Mundula?]

Conventions : [mot?] lecture incertaine · [a/b] alternatives · ⟨…⟩ glose de l'éditeur · barré raturé dans l'original.

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