visage, Lorenzo tira contre Curatolo un coup de fusil sous lequel Curatolo lui-même tomba. Moi, j’entendis quatre coups, dont deux certainement furent tirés par Curatolo, un par Lorenzo et un autre par Mario ; peut-être celui-ci en tira-t-il encore un autre, mais comme il y eut entre les divers coups un intervalle de temps, je ne m’en aperçus pas. Après les faits, Mario s’en vint ici vers Trapani, accompagné de son frère Vito, qui dut le trouver aux maisons car moi je ne le vis pas du tout. Lorenzo disparut ; Leonardo, se dirigeant vers l’endroit où l’on avait entendu les coups de feu, rencontra son frère Mario et, le voyant tout ensanglanté, se mit à pleurer, et accompagna ce même Mario, puis revint vers nous, les ouvriers, s’y attarda un peu et s’éloigna. —
Sur question.
Réponse. La veille au soir, j’accompagnais Leonardo Napoli, lequel passait par une partie du fonds Aula qui avait été [illisible] ensemencée par celui-ci [= Aula], mais où se trouvait la stradella (sente) par laquelle les frères Napoli avaient le droit de passer ; et de fait il y a encore [là?] des pierres que nous appelons mire (bornes/repères) ; et Curatolo dit à Leonardo que s’il mettait le pied dans le fonds Aula, il lui tirerait dessus. —
Sur question. Réponse. Mario et Lorenzo étaient en train de passer par le sentier, et non au milieu des vignes, quand Curatolo [les arrêta ?]. [À?] Mario il braqua le fusil. Ils passèrent tout de même par là parce qu’il s’était fait tard, et s’ils n’avaient pas le droit d’y passer, il y avait pourtant d[e] [passage / d’office?] [illisible]
⟨formule de lecture et signatures au bas de page, très serrées et en partie illisibles ; le témoin est analphabète⟩
faccia, Lorenzo sparò contro il Curatolo una fucilata alla quale il Curatolo stesso cadde. Io sentii quattro colpi, dei quali due certo furono sparati da Curatolo, uno da Lorenzo ed un altro da Mario; forse costui ne sparò anche un altro, ma siccome tra i varii colpi vi fu intervallo di tempo non l’avvertii. Dopo il fatto Mario se ne venne qua alla volta di Trapani accompagnato dal fratello Vito, che dovette trovare alle case perché io non lo vidi proprio. Lorenzo scomparve; Leonardo, dirigendosi al luogo dove v’eran sentiti gli spari, incontrò il fratello Mario e, vistolo tutto insanguinato, cominciò a piangere, e accompagnò lo stesso Mario, poi se ne venne da noi lavoratori, vi si trattenne un po’ e si allontanò. —
A domanda
R⟨isponde⟩. Io alla sera precedente accompagnava Leonardo Napoli, il quale passava per una parte del fondo Aula ch’era stata [illisible] seminata da costui, ma dove era la stradella per la quale avevano il dritto di passare i fratelli Napoli; e difatto vi sono ancora [in?] pietre che noi chiamiamo mire; e il Curatolo disse a Leonardo che se avesse messo il piede nel fondo Aula lo avrebbe sparato. —
A domanda R⟨isponde⟩. Mario e Lorenzo stavano passando pel sentiero, non già per mezzo delle vigne, quando il Curatolo [li abbardò?]. [A?] Mario e gli puntò il fucile. Essi passarono per colà perché si era fatto tardi, e se non avevano dritto di passarvi vi era però d[i] [sen]tiero [/ ufficio?] [illisible]
⟨formula di lettura e firme in calce, molto compresse e in parte illeggibili; il testimone è analfabeta⟩
Conventions : [mot?] lecture incertaine · [a/b] alternatives ·
⟨…⟩ glose de l'éditeur · barré raturé dans l'original.