P128 · Témoignage Rizzo Vincenzo fu Michele (résidant San Marco) · page 2/2
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témoignage · importance moyenne

Nous n’avions sous les yeux ni Mario, ni Lorenzo, ni les ouvriers qui étaient avec eux. À un certain point, avant d’arriver au fonds vers lequel nous étions dirigés, j’entendis des coups d’arme à feu qui furent cinq, ainsi qu’une voix : « mon frère, ils m’ont tué ». Je me jetai du chariot car, prenant peur, dans la voix entendue je reconnus celle de Mario, et je rencontrai, en marchant hors du fonds d’Aula, ce même Mario tout ensanglanté au visage. C’était précisément dans le fonds tenu en location (fitto) par Giuseppe Grammatico. Je commençai à l’accompagner, mais après une centaine de mètres, arrivés justement sur la route Benovara, nous rencontrâmes Vito Napoli qui venait à cheval, en compagnie de Giuseppe Lombardo, et plutôt d’un pas rapide. Je leur remis Mario et m’en allai travailler ; en passant par le fonds Aula, je vis mort à terre Curatolo, entouré des ouvriers d’Aula lui-même, lesquels disaient que c’était Lorenzo Napoli qui l’avait tué. Leonardo Napoli descendit lui [aussi?] du chariot aux coups d’arme à feu, et lorsqu’il croisa Mario il l’accompagna sur une centaine de mètres, puis le remit à son frère Vito et à Lombardo, puis s’en alla, et je ne le revis plus ce jour-là. De même je ne revis plus Lorenzo. — L’endroit où je rencontrai Vito Napoli et Lombardo est à quelque trois cents mètres du lieu où je trouvai Curatolo mort, mais, à cause des accidents du terrain, d’un point on ne voit pas l’autre. — Je ne sais rien d’autre. —

Lecture faite et confirmée, il a signé avec l’office Rizzo Vincenzo [Leonardo?]

Conventions : [mot?] lecture incertaine · [a/b] alternatives · ⟨…⟩ glose de l'éditeur · barré raturé dans l'original.

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