P124 · Témoignage Gervasi Nicolò fu Nicolò, dispute du 21/04 · page 2/2
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témoignage · importance moyenne

ou qu’il ne passerait que pour ce soir-là ; Curatolo répéta qu’ils ne devaient pas y passer et que s’ils passaient une autre fois il les fusillerait. Leonardo ne proféra pas de menaces contre Curatolo et ne le pouvait pas car il était sans arme, tandis que Curatolo était pourvu d’un fusil. Là-dessus ils passèrent [pagarono : passèrent/franchirent]. - Le jour de l’événement, moi, parti de ma maison, je me dirigeais vers le fonds des frères Napoli où je devais travailler, en suivant le chemin de Banovara, et je n’avais sous les yeux ni le lieu de l’événement ni aucun des frères Napoli. J’étais à environ trois cents mètres du lieu de l’événement, mais je ne le voyais pas car un tertre s’interposait. De là j’entendis trois ou quatre coups d’arme à feu. Ne sachant rien, je croyais qu’ils avaient été tirés par des chasseurs ; mais en continuant ma route je vis passer à une cinquantaine de pas de distance Mario Napoli tout ensanglanté au visage, accompagné de son frère Leonardo et de Vincenzo Rizzo, qui prenaient la direction de Folgorato (Fulgatore). N’ayant pas d’intérêt [dans l’affaire], je passai outre pour rejoindre le lieu du travail. Comme celui-ci était plutôt proche du lieu de l’événement, j’allai voir le cadavre de Curatolo qui gisait dans une petite parcelle mise en herbe, tenue en gabella (bail à ferme) par Giuseppe Grammatico. Sur l’auteur précis du meurtre de Curatolo, je n’ai rien su. J’ai toutefois entendu dire que tirèrent contre lui aussi bien Mario que Lorenzo. Je ne sais rien d’autre. Lecture et confirmation. [Seul] l’officier [de justice] a signé, le témoin étant analphabète.

Conventions : [mot?] lecture incertaine · [a/b] alternatives · ⟨…⟩ glose de l'éditeur · barré raturé dans l'original.

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