P111 · Témoignage Savalli Carlo di Pietro sur la fusillade (26/04) · page 2/3
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témoignage · importance moyenne

⟨mot-repère (réclame) en haut, effacé :⟩ zappatura vidi anch’io venir …

il lui dit que c’était une imprudence de passer avec la jument entre les plants. L’autre lui répondit : « si tu es un homme, fais-moi reculer ». Sur quoi Lorenzo, qui s’était approché, pointa le fusil contre Curatolo. Celui-ci pointa le sien contre lui, et alors Mario, sauté de la jument, tira un canon de son pistolet contre Curatolo, lequel, dirigeant le fusil contre lui, lui tira l’un des deux coups et le blessa au visage avec les plombs ; presque en même temps Curatolo tira l’autre coup de fusil contre Mario et celui-ci l’autre coup de pistolet contre Curatolo. Ce dernier, resté le fusil déchargé, fit mine de se diriger vers nous, les ouvriers, et alors Lorenzo tira un coup de fusil contre Curatolo, sur quoi celui-ci, ayant fait deux ou trois pas et disant : « je meurs, il m’a tué », tomba en posant d’abord la main droite à terre comme pour se soutenir, puis en s’étendant sur le dos sans plus donner signe de vie. — De tout cela je déduis que le coup de fusil de Lorenzo frappa et tua Curatolo, d’autant plus qu’aux deux détonations du pistolet de Mario celui-ci n’avait fait aucun mouvement ni émis de plainte donnant à croire qu’il eût été touché. Des autres frères Napoli, je ne vis pas du tout Vito sur les lieux ; je vis en revanche Leonardo arriver huit ou dix minutes après la chute de Curatolo, et alors que Mario et Lorenzo s’étaient déjà éloignés, prendre la jument laissée par Mario et s’en aller

Conventions : [mot?] lecture incertaine · [a/b] alternatives · ⟨…⟩ glose de l'éditeur · barré raturé dans l'original.

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