⟨suite de P042⟩ …je fus ensuite envoyé dans cette prison sans raison. —
L’imputation de complicité dans l’homicide d’Antonino Curatolo lui ayant été notifiée, il a répondu :
L’imputation qu’on me fait est absolument sans fondement ; car je me rendais, oui, avec mes frères et avec les ouvriers au fonds de mes frères germains Mario et Leonardo, qui est limitrophe de celui de M. Giovanni Aula où survint le fait ; mais comme je m’étais attardé pour donner le vin aux ouvriers, j’étais encore à un demi-mille du lieu de l’événement ; je me trouvais à cheval sur une jument à moi, flanqué d’un des ouvriers, qui s’appelle Giuseppe Lombardo di Vito ⟨fils de Vito vivant⟩, lequel montait une autre de mes juments ; et de ce point je ne voyais pas le lieu de l’événement, mais j’entendis quatre détonations d’arme à feu. Comme Mario et Leonardo étaient devant moi, j’éperonnai la jument, qui me jeta à terre environ cent mètres plus loin. Alors je continuai à marcher à pied et, arrivé à la distance de seulement trois cents mètres du lieu de l’événement, en un point d’où celui-ci se voyait, je vis venir vers moi, le visage tout ensanglanté, mon frère Mario accompagné de Leonardo. À cette vue je fus saisi de douleur, et je m’en retournai avec le blessé Mario, tandis que Leonardo revenait en arrière pour reprendre la charrette qu’il conduisait. En nous en revenant, à peu de distance, nous rencontrâmes deux carabiniers dont l’un est appelé caporal-major, lequel demanda ce qui était arrivé ; et mon frère Mario — qui ignorait s’il avait blessé ou non le Curatolo — lui ayant répondu que celui-ci lui avait tiré deux coups de fusil, ils nous dirent « allez », et coururent sur les lieux. — ⟨suite P044⟩
⟨suite de P042⟩ fui poi mandato in questo carcere senza ragione. —
Fattagli nota l’imputazione di concorso nell’omicidio di Antonino Curatolo ha risposto:
È assolutamente insussistente la imputazione che mi si fa; imperocchè io mi recava sì coi miei fratelli, e coi lavoratori al fondo dei miei germani Mario, e Leonardo che è limitrofo a quello del Sig. Giovanni Aula ove successe il fatto, ma siccome mi era trattenuto per dare il vino ai lavoratori era ancora lontano un mezzo miglio dal luogo dello avvenimento mi trovava a cavallo di una mia giumenta affiancato da uno dei lavoratori che si chiama Giuseppe Lombardo di Vito il quale cavalcava un’altra mia giumenta, e da quel punto non scorgeva il luogo dell’avvenimento però udì quattro esplosioni d’arma da fuoco. Poichè Mario, e Leonardo erano avanti di me, io spronai la giumenta la quale mi gittò a terra a circa cento metri più in là. Allora continuai a camminare a piedi, ed arrivato alla distanza di soli trecento metri dal luogo dello avvenimento in un punto da cui questo scorgevasi vidi venire alla mia volta tutto insanguinato nel volto mio fratello Mario accompagnato da Leonardo. A quella vista mi addolorai, e me ne ritornai col ferito Mario, mentre Leonardo fece ritorno indietro per prendersi il carretto che egli conduceva. Nel venircene a poca distanza incontrammo due carabinieri dei quali uno è chiamato Caporal Maggiore il quale domandò che cosa fosse avvenuto ed avendogli mio fratello Mario il quale ignorava se avesse o no ferito il Curatolo risposto che costui gli aveva sparato due fucilate ci dissero andate, e corsero sul luogo. — ⟨suite P044⟩
Conventions : [mot?] lecture incertaine · [a/b] alternatives ·
⟨…⟩ glose de l'éditeur · barré raturé dans l'original.